Manifestations 2010
THÈME DE LA JOURNÉE ET PROGRAMME
MÉTROPOLIS, PATROPOLIS,
IVRESSES ET DÉAMBULATIONS DES FILLLES ET DES FILS
Journées des 18 et 19 juin 2010
Contact : Michèle Ramond
michele.ramond@wanadoo.fr
Vendredi 18 juin
9h30 - Accueil des participants, ouverture des journées
10h00 - Catherine Pélage : « El Padre Mío de Diamela Eltit : les déambulations d’une fille dans Santiago du Chili »
10h30 - Arnaud Duprat : « La mort du fils entre la nature et la ville: La soledad de Jaime Rosales, Vinyan de Fabrice du Welz et Antichrist de Lars Von Trier »
11h00 - Discussion
11h30 - Milagros Ezquerro, Catherine Flepp : présentation du livre collectif Amours ibériques. Six thèmes concertants de la littérature espagnole contemporaine, sous la direction de Michèle Ramond, Indigo & Côté-femmes, 2010, avec Federico Bravo, Aurélia Jarry, Teresa Keane Greimas, Nadine Ly, Béatrice Rodriguez
12h30 - BUFFET offert sur place
14h30 - Projection du Vidéo film de Carmen Teixidor, 1001 images
15h15 - Discussion sur le film en compagnie de Nadine Ly
16h00 - Marc Salvan Guillotin : « Les buveuses amoureuses »
16h30 - Julie Assier : « Déambulation parisienne d'une fille entre deuil et mélancolie dans Voix de Linda Lê »
17h00 - Discussion
17h30 - « Articulation-Inspiration »
Investigation chorégraphique par Aurélia Jarry
18h - Assemblée générale de l’association Gradiva. Créations au féminin
19h - Fin de la première journée
Samedi 19 juin
10h30 - Nadia Setti : «Au coin d'une rue : rêves et destin d'une jeune fille à la ville » (Clarice Lispector : Le lustre,1946 / L’heure de l'étoile,1977)
11h00 - Francis Martinez, Béatrice Rodriguez : « Les filles de province »
11h30 - Discussion
12h00 - Évelyne Accad : Présentation et lectures de son recueil de nouvelles Femmes du crépuscule, L’Harmattan, 2008
12h30 - BUFFET offert sur place
14h30 - Belinda Corbacho : « La ville chez Silvina Ocampo, une reconquête intime de l'écriture »
15h00 - Christiane Chaulet-Achour : « Tracé d’une « egopole ». La marche d’une femme dans Paris dans Lettres parisiennes de Leïla Sebbar »
15h30 - Discussion
16h00 - Michèle Ramond : « Je vais à Addis-Abeba »
16h30 - Cecilia Katunaric : Lecture de son conte « La mujer zombi »
17h00 - Discussion générale suivie d’un Fin de fiesta :
« FLAMENCO »
Spectacle de danse espagnole, avec Irène Da Silva, Begoña López,
Élisabeth Loren, María Melo et María Lucía
Chorégraphies de Lina Sotomayor
THÈME DE LA JOURNÉE ET PROGRAMME
MÉTROPOLIS, PATROPOLIS,
IVRESSES ET DÉAMBULATIONS DES FILLLES ET DES FILS
Journée du samedi 3 avril 2010
9h-18h
Colegio de España
Salle des séminaires
7 E boulevard Jourdan - 75014 Paris
Contact : Michèle Ramond
michele.ramond@wanadoo.fr
Il nous faudra, plus que jamais sans doute, concevoir le féminin comme une valeur transversale, un territoire frontalier, borderline, fluctuant, qui introduit du trouble dans la différence sexuelle et qui fait les sexes égaux dans le mouvement qui dé-situe le sujet par et à travers sa création. Le féminin dit la femme, mais il dit aussi l’entre-deux d’un espace où la subjectivité de l’Un devient apatride, nomade, et s’ouvre à l’infini de l’Autre. Insituable et se vivant dans la rupture des catégories par lesquelles le monde, dominé par le masculin, se pense et s’impose, la femme fréquente de façon habituelle ce territoire frontalier où tout sujet créateur s’exile. C’est pourquoi elle a été moins présente sur le terrain des créations qui ne lui était pas nécessaire pour se sentir et se vivre expatriée, car telle était sa condition. Il fallait plutôt qu’elle naisse à soi-même en empruntant aux certitudes de l’Un les vertus qui lui permettraient de s’implanter enfin, un peu, dans une terre natale.
Le dehors devint, à la femme, habitable grâce à cet échange avec l’Un qui donne à Gradiva cette démarche si décidée et si martiale, presque conquérante ; mais en même temps son avancée intériorisée est ravie par un autre monde, tournée vers un couchant qu’elle prévoit, dont elle n’a pas peur, déracinement final dont elle s’accommode avec grâce, pour elle inévitable, familier en somme.
Michèle Ramond
Extrait de « Quant au féminin »
Mars 2010
Matin
9h : Accueil des participants
9h30 : Nadia Mékouar, « Petite introduction : à propos de Quant au féminin »
10h : Eugénie Romon, « Caperucita en Manhattan de Carmen Martín Gaite : sur les traces de la modernité de la ville à travers l'univers du conte »
10h30 : Sandra Buenaventura, « Cartographie des Diarios d'Alejandra Pizarnik, II »
11h : Discussion
11h30 : Benito Pelegrin, « La forge du macho »
12h30 : Discussion
Après-midi
14h30 : Irma Vélez, « Sur la Gradiva d’Alain Robbe-Grillet »
Avec projection d’extraits du film de Robbe-Grillet et discussion
(Le visionnement de tout le film fera l’objet d’une séance spéciale)
16h : pause poétique
Marielle Anselmo lira « Les îles », poèmes extraits de son recueil Jardins, Éditions Tarabuste (2009)
16h30 : Milagros Palma lira son conte « Goza por mí »
17h : Présentation de deux ouvrages collectifs parus en 2010 :
-Le féminin des écrivaines suds et périphéries (Christiane Chaulet-Achour et Françoise Moulin-Civil dir.), encrage université, Université de Cergy-Pontoise, février 2010
-Amours ibériques (Michèle Ramond dir.), INDIGO & Côté-femmes, mars 2010)
17h30 : Débat général, annonces, projets divers, propositions pour les journées des 11-12 juin
THÈME DE LA JOURNÉE ET PROGRAMME
MÉTROPOLIS, PATROPOLIS,
IVRESSES ET DÉAMBULATIONS DES FILLLES ET DES FILS
Journée du samedi 16 janvier 2010
9h-19h
Colegio de España
Salle des séminaires
7 E boulevard Jourdan - 75014 Paris
Contact : Michèle Ramond
michele.ramond@wanadoo.fr
L’intitulé proposé respecte d’une part l’option de la ville qui nous avait tous séduits lorsque nous évoquions en juin dernier une thématique nouvelle pour nos rencontres de 2010. Mais il introduit aussi une composante filiale qui nous permet de repenser la différence masculin-féminin à la lumière d’une autre, bien plus significative, celle qui nous fait naître fils ou fille avant même de pouvoir nous penser femme ou homme ou de ne savoir nous résoudre à aucune de ces deux identités trop rudimentaires et discriminantes. Les bienfaits de cette thématique assez complexe qui renoue avec la filiation mais qui la déborde par le mouvement de la marche et par l’ivresse salvatrice des fils et des filles sont, entre autres, de nous rattacher à la figure de Gradiva, fille marcheuse, remarquable par son pas, inséparable autant de sa cité de Pompéi que des déambulations d’un autre héros, un fils orphelin qui vient à Pompéi la chercher. Nous avions en 2009 évoqué la démarche de Gradiva et les démarches par elle inspirées sans pour autant avoir l’impression d’épuiser leur intérêt et leur mystère, ceux-ci devenant au contraire de plus en plus captivants et insondables. À juste titre nos rencontres de 2009 nous sont apparues comme les plus riches du cycle commencé en 2007-2008, cette figure emblématique nous conduisant loin à sa suite sur les chemins de la création dite féminine, devenue avec Gradiva bien plus équivoque, androgyne, génériquement troublée et troublante. Chacun fut amené à interroger sa propre pratique de la littérature, sa façon personnelle d’aborder les textes et de vivre la lecture et l’écriture comme une remise en cause de son identité, comme un investissement de son corps redécouvert, magnifié et réinventé dans la rencontre avec l’autre corps du texte et de son sujet insaisissable, à la fois glissant et captivant. L’équivoque gagne d’ailleurs la ville elle-même, à la fois métro et patro, mère et père, comme cette Pompéi où Gradiva entraîne Hanold et à sa suite le lecteur. Pompéi n’est-elle pas la ville pour mourir, sous l’éruption mâle du Vésuve, et l’utérus pour ressusciter de ses cendres ? Pompéi est une « métro » et une « patropolis », la ville de Gradiva, fille d’un « honesto loco ortus », la ville de Zoé qui suit son père le zoologiste dont elle porte avec brillant le nom qui illustre sa démarche, mais elle est aussi la ville de Gradiva qui se rend au temple de Cérès, la déesse-mère nourricière, et la ville de la rencontre d’une fille et d’un fils, tous deux enfin allégés de leur pesanteur psychologique ou généalogique, loin de la ville de la tradition familiale qui rendait impossible leur libération.
PROGRAMME
9h00 : accueil des participants
9h30 : Michèle Ramond, Ouverture de la journée, projets divers, propositions
10h00 : Christiane Chaulet-Achour, Séisme urbain, séisme identitaire : marches de femmes dans Surtout ne te retourne pas de Maïssa Bey
10h30 : Delphine Leroy, Une analphabète à Paris : de Marguerite Duras à Nora, la lecture transformatrice de l'environnement urbain. Cheminements entre écritures et identités, la ville comme espace de (re)conquête de soi ?
11h00 : Cecilia Katunaric, Santiago du Chili et Diamela Eltit : la féminité marginale dans la ville en état de siège
11h30 : Débat général
12h15 : Déjeuner au restaurant du Colegio (offert aux participants)
14h00 : Sandra Buenaventura, Cartographie des "Diarios" d'Alejandra Pizarnik
14h30 : Évelyne Accad, La ville de Beyrouth accompagnée d’un chant, « Beyrouth, je t’aime »
15h00 : Daniel Arsand, Ivresses du fils
(Daniel Arsand -cf. bibliographie donnée à la fin de ce programme- nous parlera de son roman, paru chez Stock en 2004, dont le titre a inspiré le thème de cette année, mais aussi de son métier d’éditeur puisqu’il publie des auteurs turcs femmes comme Elif Shafak et Oya Baydar, des Américaines dignes héritières de Dorothy Parker et de Carver, telles qu’Elizabeth Crane et Victoria Lancelotta. Et sera publié en mars un roman inédit de Klaus Mann, Point de rencontre à l'infini, puissant et visionnaire, comme le recueil de ses textes contre le fascisme et le nazisme, Contre la barbarie.)
15h45 : Lectures de Daniel Arsand, René Agostini, Jeanne Hyvrard, Michèle Ramond…
16h30 : Céline Nogueira, Noli me tangere
(Participation gracieuse de la dramaturge et comédienne Céline Nogueira qui nous parlera de son expérience de créatrice au féminin et qui nous présentera son spectacle écrit et mis en scène par elle: Noli me tangere)
18h00 : Irma Vélez, Sur la Gradiva de Robbe-Gillet
18h30 : Débat général et clôture de cette première journée
Biobliographie de Daniel Arsand
Daniel Arsand est né le 9 juillet 1950. Il a passé son enfance et son adolescence à Roanne. Tour à tour il a été libraire (librairie Fontaine Bourse), attaché de presse (éditions de la Manufacture, éditions du Rocher) et lecteur (Mercure de France, Autrement). Il dirige actuellement le domaine de littérature étrangère aux éditions Phébus. Keith Ridgway (Prix Femina 2001 pour Mauvaise pente), Hugo Hamilton (Prix Femina 2004 pour Sang impur), Joseph O’Connor (L’étoile des mers), Elif Shafak (La Bâtarde d’Istanbul) et Karel Schoeman (Prix du Meilleur livre étranger 2009 pour Cette vie), Klaus Mann (Contre la barbarie) sont désormais les auteurs parmi les plus importants du catalogue Phébus. Egalement écrivain, il publie un premier livre consacré à l’actrice Mireille Balin en 1989. En 1996 sort un recueil de nouvelles, Nocturnes. Suivent cinq romans : La Province des ténèbres (Prix Femina du Premier roman, 1998), En silence (Prix Jean Giono, 2000), Lily, Des chevaux noirs (Grand Prix Thyde Monnier de la Société des Gens de Lettres, 2006), Des amants et deux récits autobiographiques : Ivresses du fils (2004) et Alberto (2008).
PROCHAINES RENCONTRES
Vendredi 18 et samedi 19 juin 2010